Issu d’une formation en son à l’ENSAV (École Nationale Supérieure de l’Audiovisuel) de Toulouse, Mathias Guilbaud se passionne pour la création sonore durant ses années d’études, où il fait la rencontre de Stéphane Marin (Espaces Sonores) et de Benoît Bories (Faidos Sonore). Attiré par l’écriture documentaire et phonographique, Mathias construit des pièces sonores avec l’envie de proposer des expériences d’écoute singulières, via une pratique de la prise de son et de la composition.
Ses premières créations l’amènent à s’interroger sur nos rapports aux espaces de vie, aussi bien intimes que publics.
C’est durant son Master 2, et à la suite de l’écriture d’un mémoire intitulé Vers une nouvelle écoute de nos espaces urbains, qu’il commence à s’intéresser aux sons des villes et, plus spécifiquement, à ceux des travaux. Un terrain privilégié pour questionner nos relations à la ville et à ses sonorités : un espace d’exploration où bruits et sons se côtoient, et où la question de « l’habiter » n’est jamais loin.
En 2020, il entame une série de compositions intitulée Voies Urbaines, autour d’espaces en travaux, plusieurs fois sélectionnée dans des festivals internationaux (RIDM, Phonurgia Nova, UK Radio Drama Festival…).
En 2021, il réalise Chez nous, une création qui explore les sensations et questions autour de l’acte d’habiter à deux dans un petit appartement où se mêle récits intimes et sons d’appartement (Sélection au Phonurgia Nova 2021), des questions aussi traitées dans Sortir de la grotte.
Mathias collabore avec plusieurs structures (Espaces Sonores, Résonance Sonore, Playtime Production…) sur différents projets sonores, tels que la création de pièces documentaires et phonographiques, des projets de territoires, ainsi que des ateliers d’initiation à l’écoute et à la prise de son.
En parallèle de cette pratique, Mathias travaille aussi au sein de différentes compagnies du spectacle vivant (La Nuée, La Hurlante, la Loquace Compagnie, Dodeka…) où il invente, compose et joue les créations sonores des spectacles (multidiffusion, théâtre de rue, d’objets…).
Il fait partie du collectif La Disquette